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Empreintes spatiales des villes sur leur environnement

Le cas de Paris et de l’Ile de France. Constitution d‘un réseau international de réflexion comparative sur le sujet

Objectifs et résumé du projet

Le projet, qui réunit biogéochimistes, urbanistes, historiens et agronomes, vise à revisiter le concept d’empreinte écologique (Wackernagel & Rees, 1996) à partir de l’analyse, menée sur un longue période temporelle, des échanges de matières et de services entretenus entre une communauté urbaine et son environnement proche et lointain.  L’objectif est de dresser un tableau aussi complet que possible de ces échanges, de les traduire en empreintes spatiales localisées et d’en mettre à jour la dynamique évolutive.   Diverses approches méthodologiques seront croisées, comme l’établissement de bilans de circulation de matières (matière brutes, eau, aliments, matériaux de construction, azote, métaux,…) et le traçage géographique de l’origine des biens consommés et de la destination des biens exportés, le calcul de l’empreinte alimentaire et de l’empreinte aquatique,… Ces approches seront menées autant que possible non seulement sur la situation actuelle la plus récente, mais aussi sur des situations passées, remontant aux XVIIIe et XIXe siècles, de manière à retracer les trajectoires et la logique historique de la mise en place des schémas actuels de circulation de matière entre la ville et son hinterland.  L’exemple de Paris et de l’Ile de France, déjà largement documenté à cet égard, tant en ce qui concerne l’actuel que le passé, servira de cas d’étude et de réflexion.  Un Atelier International sera organisé pour confronter nos approches et nos résultats sur le cas parisien aux travaux menés par d’autres groupes sur d’autres grandes villes Européennes ou Nord-Américaines.

Résultats scientifiques et apports pour les politiques publiques

Projet en cours